Le socialisme, seule alternative au capitalisme

Que l’État socialiste soit, du point de vue des riches, assimilable à une « dictature du prolétariat » est tout à fait normal. Pour la grande masse des ouvriers, étudiants et employés – qui auparavant étaient exploités et spoliés –, le socialisme sera en revanche synonyme de liberté et de droit renouvelés : assurance de pouvoir travailler sans jamais connaître les affres du chômage ou du travail précarisé.

Le monde impérialiste s’écroule

Le monde capitaliste affronte la sixième année d’une crise économique majeure dont l’ampleur est sans équivalent depuis celle des années 1930. Dans l’ensemble des pays impérialistes en déclin, que ce soit en Europe, aux Etats-Unis ou au Japon, la bourgeoisie sur la défensive économique est passée à l’offensive politique. Alors que les rangs des chômeurs et des travailleurs pauvres et à statut précaire s’élargissent, les États bourgeois sabrent dans les dépenses destinées au peuple et détruisent ce qui reste des systèmes de retraite, d’enseignement et de santé qui ont été le prix à payer (le coût consenti pour la force de travail) afin d’obtenir la stabilité et la paix sociale dans le monde occidental décadent.

Pendant ce temps, rongées par le réformisme et le pseudo démocratisme-électoraliste, les dernières organisations prétendument communistes continuent de se décomposer au profit des partis nationalistes bourgeois les plus réactionnaires qui accaparent leur électorat traditionnel alors que le syndicalisme de collaboration de classe n’en finit plus de se compromettre avec les dirigeants du capital et leurs politiciens serviles en donnant son aval à la destruction des chaînes dorées des esclaves salariés (exit les régimes de retraite raisonnables, les salaires permettant de survivre, le crédit bon marché, l’aide sociale et les soins de santé accessibles, le transport abordable, l’allocation chômage, etc.).

En dépit de cette offensive de grande ampleur, la classe ouvrière (et ses alliés) semble apathique et méfiante vis-à-vis des organisations censées la défendre – davantage résignées que révoltées – et quand la révolte éclate elle est spontanée-inorganisée et désorientée. Jamais au cours de l’histoire récente les fondements garantissant la stabilité sociale dans les vieux pays impérialistes n’ont semblé aussi fragiles, pourtant la résistance opposée par la classe ouvrière et ses alliés – travailleurs, étudiants, chômeurs – n’a semblé aussi éperdue-désorientée. En témoignent les « réformes » successives du système de retraite qui aboutiront à une augmentation de la durée du travail pour les actifs et à une baisse du niveau réel des pensions pour les retraités. Sur le front économique de la lutte des classes le Capital continue à dégrader les conditions d’exploitation du travail salarié le plus impunément du monde.

Alors que jamais dans l’histoire récente, la possibilité et la nécessité de la destruction du mode de production capitaliste n’ont paru aussi évidentes, jamais les conditions subjectives sur le front politique de la lutte des classes n’ont paru aussi défavorables, présentant la classe ouvrière internationale plus divisée et plus désorientée que jamais.

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 Pourtant, la révolte gronde sourdement

La source de ce désarroi en revient d’abord aux conditions matérielles objectives et à un approfondissement constant et inexorable de la crise qui précarisent l’emploi ; paupérisent des millions de familles de plus en plus obnubilées par les nécessités impératives de la survie ; terrorisent les travailleurs craignant de perdre leur emploi et entravent temporairement toute velléité de résistance organisée.

La bourgeoisie a veillé au grain et elle a perverti les organisations de la classe ouvrière en assurant la domination sans partage des directions et des cadres révisionnistes, opportunistes et réformistes sur le mouvement ouvrier et sur le mouvement pseudo-communiste international. Une domination si prégnante que pour nombre d’ouvriers le socialisme n’est même plus une hypothèse de solution aux maux du capitalisme. C’est que le mot « socialisme », tant galvaudé, présente dans la bouche des réformistes toutes les tares inexpugnables de l’impérialisme.

La conséquence la plus immédiate de cette trahison des clercs gauchistes, sociaux-démocrates et réformistes résulte en une conscience politique de la classe ouvrière qui retarde par rapport à l’évolution des conditions économiques, politiques et sociales objectives.

Cependant, prenez garde manants, à l’Organisation Communiste de France, nous pensons que la braise couve sous la cendre, les tensions révolutionnaires se multiplient et se concentrent et les forces de la révolte s’accumulent si bien qu’un jour, pas si lointain (voyez les camarades brésiliens, égyptiens, grecs, sud-africains), l’insurrection, jusqu’ici réprimée, éclatera en une guerre de classe inextinguible. Ce jour-là, la question de la direction révolutionnaire se posera avec acuité. Le grand Capital le sait et il s’y prépare frénétiquement alors qu’il lance une vague de répression fasciste après l’autre. Au même moment il intime à ses régiments de réformistes, d’opportunistes et de gauchistes, et à leurs consorts fascistes, de monter à l’assaut de la citadelle ouvrière désorganisée et désorientée.

C’est pourquoi, il est plus que jamais nécessaire de rappeler certaines vérités à tous ceux pour qui le terme « socialisme » est synonyme de direction  »social-démocrate-nationaliste-véreuse » à la mode PS-PCF-Front-de-Gauche-NPA-LCR-PRCF-URCF ou encore synonyme de « dictature prolétarienne sanguinaire » bafouant les libertés élémentaires – un épouvantail brandi par la bourgeoisie pour effrayer les esclaves salariés et les détourner de la voie de leur liberté économique, politique et sociale–. À tous ceux-là, il importe de rappeler de quoi le motsocialisme était porteur.

 Le socialisme, c’est d’abord la classe ouvrière au pouvoir

En tant que période de transition entre la société capitaliste-impérialiste maltraitant quotidiennement les travailleurs en les soumettant pour la plupart aux tortures d’un travail excessif, aux dangers des chantiers meurtriers, des mines et des usines contaminées et polluées ; et pour une autre fraction à la menace du chômage sans rémission, au travail précaire jusqu’à la mendicité, le socialisme, société débarrassée de l’exploitation, pour conduire au communisme, ne pourra faire l’économie d’un certain degré de répression à l’encontre des reliquats de la classe capitaliste monopoliste (dépouillés de leurs propriétés mais tapis dans l’antichambre attendant leur revanche) ; à l’encontre aussi du grand capital financier-banquier-boursier, de ses suppôts et de ses affidés petit-bourgeois, espérant tirer leur épingle du jeu, et se vendre pour bien peu.

La société bourgeoise de « démocratie pour les riches » connaît bien cette problématique et ces pratiques de contention à l’encontre des ouvriers militants et de leurs partisans. Écrasez-vous, ouvriers-étudiants-employés et vous serez saignés à blanc sans être matraqués. Si vous résistez, vous serez saignés à blanc et matraqués « démocratiquement ». En d’autres termes, sous l’impérialisme en crise, la frontière est ténue entre le ton « démocratique » du « cause toujours », et le ton fasciste du « ferme ta gueule ».

Longtemps après leur expropriation sans indemnisation, les anciens exploiteurs continueront à nourrir leur rancœur et leur rêve de retour au pouvoir et à fomenter des complots visant à renverser le nouvel ordre économique et politique socialiste prolétarien (Il suffit d’observer cette politique revancharde, anti-ouvrière, qui s’exerce en ex-Union Soviétique, en Russie et dans tous les ex-pays « de l’Est »).

Que l’État socialiste soit, du point de vue des riches, assimilable à une « dictature du prolétariat » est tout à fait normal. Pour la grande masse des ouvriers, étudiants et employés – qui auparavant étaient exploités et spoliés –, le socialisme sera en revanche synonyme de liberté et de droit renouvelés : assurance de pouvoir travailler sans jamais connaître les affres du chômage ou du travail précarisé. Extension de la démocratie populaire à la gestion de l’entreprise. Droit d’exercer un contrôle direct (y compris post-électoral) sur l’ensemble des élus gérant l’appareil d’État (national, régional et municipal) ; depuis les fonctionnaires jusqu’aux administrateurs d’entreprises, ainsi que des gestionnaires de la justice, de la police et de l’armée du peuple qui organiseront la répression des conspirations ourdies par les reliquats de la bourgeoisie afin d’assurer la défense des intérêts du prolétariat et de ses alliés.

 Ce mécanisme est certes à l’origine, comme il l’a été en URSS durant les décennies de pouvoir socialiste (1917-1953), d’une tension continuelle au sein de l’appareil étatique, un mécanisme que la bourgeoisie a diabolisé et calomnié, effrayée d’y être un jour confrontée. Une véritable démocratie populaire ne saurait faire l’économie de la vigilance et du nettoyage permanent de l’appareil gouvernemental et de ses directions judiciaire, policière et militaire. Il n’existe pas d’autres moyens pour prévenir la formation d’une nouvelle caste dirigeante et d’une nouvelle classe exploiteuse au sein d’un appareil de direction unique aussi puissant que le sera l’État socialiste prolétarien détenteur du pouvoir économique d’un pays indépendant (la véritable indépendance étant vis-à-vis de tous les impérialismes) et menant la politique ordonnée et harmonieuse d’une économie planifiée.

 Le socialisme c’est la fin du profit et de la concurrence

Cette vigilance prolétarienne de tous les instants est nécessaire pour qui désire préserver les multiples bienfaits résultant du nouvel ordre socialiste ! Le socialisme met fin à la concurrence entre les travailleurs pour l’emploi et les salaires en mettant fin à la concurrence pour la production des biens et des services et permet la naissance et l’épanouissement d’une nouvelle idéologie : la certitude de ne pas travailler pour engraisser une classe de parasites, mais de travailler pour son bien-être et celui de sa communauté.

Sous le socialisme, l’accès aux biens et aux services ne sera plus déterminé par l’exigence de produire au moindre coût afin d’accumuler toujours davantage de profits et de faire face à la concurrence acharnée d’entrepreneurs privés (qui auront tous été expropriés). L’accès aux biens et aux services sera déterminé par l’augmentation de la productivité du travail afin que chacun puisse subvenir à ses besoins et aux besoins de tous les siens, besoins en biens de consommation courants. Extension de la gratuité des soins de santé, de l’éducation-formation et des transports. Accès pour tous à un logement décent et gratuit. Accès aux loisirs, aux sports et à l’enrichissement moral et culturel pour tous ceux qui participeront à l’économie générale de la société, tandis que « l’oisif ira loger ailleurs ».

Sous la dictature du prolétariat le salariat disparaîtra peu à peu. Il subsistera un temps comme « supplément » pour acheter des semences pour son jardin (le socialisme n’abolit pas la propriété privée limitée, cependant, jamais aucun moyen de production et d’échange ne sera privé), de la peinture pour son logement, des vêtements pour ses enfants, des livres pour de bons moments. Pour tous les biens et les services qui ne seront pas gratuits, l’État socialiste du prolétariat fixera des prix bas pour la consommation alimentaire, vestimentaire, énergétique, culturelle et les loisirs. À terme, le socialisme abolira complètement ce veau d’or qu’est l’argent, « cet entremetteur universel » (Karl Marx, Manuscrits de 1844).

La société socialiste sera la société des travailleurs. Point de place pour l’arnaqueur, le spoliateur, le parasite. Évidemment tout cela effraie les expropriateurs de profits, les pilleurs de bénéfices et les spoliateurs de dividendes ! En d’autres mots, la loi du développement économique et social ne sera plus la course aux profits maximums pour une minorité de parasites comme c’est le cas de nos jours. La loi fondamentale du développement économique socialiste tendra irrémédiablement vers le principe : « De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins ».

La répudiation de la loi du profit entraînera qu’il ne sera plus requis de sacrifier l’environnement et de détruire irrémédiablement la Terre-mère nourricière, dans l’unique souci d’enrichir une coterie de ploutocrates avilie. Les ouvriers et le peuple n’ont aucun intérêt à détruire la planète berceau de leur survie et de leur reproduction élargie. Seul le socialisme peut sauver l’humanité menacée par l’impérialisme du profit destructeur.

Certains seront tentés de demander : « Puisque le socialisme est un ordre économique et politique de progrès et de bien-être, pourquoi les États socialistes sont-ils tous disparus ? »

 Le renversement du socialisme en URSS

En URSS, le mécanisme ayant mené au triomphe de la contre-révolution et au retour du capitalisme (1953) est simple. Il peut être résumé ainsi : en 1917, la Russie était un pays misérable, semi-féodal, formé d’une paysannerie appauvrie et illettrée, et dont l’industrie avait été détruite pendant la Guerre (1914-1917). Le Parti Bolchévique au pouvoir (octobre 1917) dut faire face à l’hostilité des pays capitalistes coalisés militairement pour le ramener dans le giron du capitalisme jusqu’à leur défaite après 7 années de guerre civile et d’invasion.

Il fallait désormais s’occuper d’organiser la production industrielle et agricole et donc entrer en conflit avec les restes de l’ancienne société (qui ne s’éteignent pas après la prise du pouvoir par le prolétariat). Cadres corrompus, propriétaires fonciers avides (koulaks), saboteurs infiltrés de l’étranger (trotskystes et terroristes blancs), rendirent nécessaires le plein exercice de la Dictature du Prolétariat. Le Parti communiste-bolchévique est parvenu en moins d’une décennie à redresser l’économie du pays, à le doter d’une puissante industrie mécanique capable d’insuffler un dynamisme immense à toute les branches industrielles, capable de produire la machinerie agricole permettant de sortir la paysannerie de sa condition misérable et de donner des perspectives d’avenir et un idéal à un peuple multi-ethnique autrefois divisé par les pogroms, le racisme et la pauvreté abjecte.

Mais la trêve fut brève. En 1933, Hitler prenait le pouvoir (démocratiquement) en Allemagne avec le plein soutien de la classe des capitalistes monopolistes allemands (Krupp, Messerschmitt, etc.). Il avait clairement exprimé ses visées sur l’URSS « ghetto » du « judéo-bolchévisme », disait-il ! Les soviétiques avaient depuis longtemps compris le message et le Komintern (organisation internationaliste des communistes) avait clairement analysé la situation. Hitler et les puissances occidentales passaient accords secrets sur accords secrets dans le dos de l’URSS. Mais pour le pouvoir prolétarien socialiste, aucune surprise en cela.

Sur la base de ces informations l’industrie lourde fut donc mise au service de la production d’armements. Les peuples de l’URSS sont entrés dans une période de guerre dont l’enjeu était pour les impérialistes tout autant la destruction du premier État du prolétariat qu’un nouveau partage du monde (affaiblissement de l’impérialisme anglais, français, allemand et japonais et montée en puissance de l’impérialisme étatsunien). Avant, pendant et après la guerre, qui dura cinq ans, les puissances occidentales jouèrent en permanence un double jeu, laissant porter l’effort de guerre à l’Est dans l’espoir ouvertement déclaré de voir Hitler « faire le sale travail » de destruction du premier État socialiste (et non pas communiste).

En 1945, l’URSS était toujours debout – ayant brisé les reins de l’hydre NAZIE –, le capital international dut temporairement s’incliner. Le Parti Communiste avait su mobiliser les peuples soviétiques, vaincre le nazisme et maintenir l’État socialiste prolétarien. Les peuples du monde avaient là un modèle éclatant. Un exemple trop dangereux pour les impérialistes. La puissance anglaise rabaissée, laissait désormais la place à l’impérialisme étatsunien. Ce dernier marquait son hégémonie sur la scène internationale capitaliste en larguant les premières bombes atomiques sur les populations civiles du Japon. Ce crime contre l’humanité prenait une signification particulière avec l’approbation tacite de la « communauté internationale » (ONU) déjà assujettie à son nouveau maître impérialiste.

En URSS, après 18 millions de victimes (civiles pour les 2/3), il fallut tout reconstruire, former de nouveaux cadres, rétablir l’économie. Depuis 1914, ce pays n’avait connu que seize années de paix (1924/1940), ses cadres avaient été décimés par la guerre, ses infrastructures détruites. Staline et la direction du Parti Communiste de l’Union Soviétique, conscients de cette problématique se mirent à rédiger des documents essentiels qui nous permettent encore aujourd’hui de saisir la justesse des orientations, avant, autant qu’après la guerre, tant sur le plan politique, idéologique, qu’économique. Staline meurt en mars 1953.

Dès 1956, au 20ème congrès du PCUS, Khrouchtchev, nouveau Secrétaire Général, présente un réquisitoire (publié simultanément à Washington !?) contre les politiques du Comité central du PCUS et contre Staline – ex-Secrétaire Général –, non sans avoir auparavant « épuré » le Comité Central du PCUS de 40% de ses membres.

Sur le plan international, la « nouvelle URSS » khrouchtchévienne utilisera :

– la force militaire pour maintenir les « pays de l’Est » dans sa sphère d’influence, dont certains dirigeants furent corrompus par les services spéciaux des États-Unis. Ce seront les répressions en Hongrie (1956), Tchécoslovaquie (68) et l’invasion de l’Afghanistan (1980) ;

– la compromission et l’ère de la soi-disant « coexistence pacifique » avec l’impérialisme américain ; retirant les missiles de Cuba aux premières protestations de J.F Kennedy (Président qui affréta un corps expéditionnaire sanguinaire pour occuper et bombarder le Vietnam).

Toute différente avait été la ligne suivie par Staline et le PCUS lorsque Tito, en Yougoslavie, avait trahi le Mouvement Communiste International à la veille des années 1950. Le PCUS s’était refusé à intervenir militairement, en dépit de la persécution des marxistes-léninistes là-bas. Pour Staline, une intervention aurait donné du grain à moudre aux impérialistes et n’aurait pas servi les intérêts du socialisme dans le monde.

Le droit des nations et des peuples fut grossièrement bafoué par Khrouchtchev le révisionniste. Ses concurrents impérialistes de « l’Ouest » surent en profiter dans leur propagande anti-communiste pendant la « Guerre froide ». Le premier État socialiste-prolétarien de l’histoire avait été renversé, remplacé par un État capitaliste monopoliste d’État où le profit fut rétabli et pour lequel les « pays frères » devenaient de simples néo-colonies à exploiter et à dominer. Dans les décennies suivantes, cette nouvelle classe exploiteuse à la rhétorique prétendument socialiste et anti-impérialiste sera incapable de suivre le rythme imposé par ses concurrents impérialistes d’Occident et finira par voir son territoire se disloquer définitivement après la « chute du mur », ravalant l’impérialisme russe au rang de puissance impérialiste de second rang. Le peuple soviétique sombra alors dans un abîme de misère dont il ne se relèvera un jour que par une nouvelle révolution socialiste.

 Le prolétariat mondial n’a qu’une alternative

L’instauration et la défense du mode de production et du régime socialiste d’économie politique sont des combats de tous les jours où le prolétariat et son avant-garde ont malheureusement essuyé des revers. Rappelez-vous cependant que dans la vieille Europe archaïque la bourgeoise a bataillé deux siècles avant d’abattre le régime oppressif aristocratique-féodal et le remplacer par le système bourgeois-capitaliste. Il est compréhensible que les ouvriers aient besoin d’accumuler des forces et de l’expérience avant de parvenir à remplacer radicalement et totalement le régime oppressif bourgeois décadent par le seul régime qui ne remplacera pas une forme d’exploitation de l’homme par une autre forme, mais par un système économique, social et politique qui abolira toute forme d’exploitation de l’homme par l’homme.

Il y a soixante ans, les prolétaires et les travailleurs du monde entier ont certes essuyé une défaite majeure avec la restauration du capitalisme en URSS, et en Albanie par la suite. Pourtant, il n’y a pas d’alternative au socialisme. Le mythe réformiste cherchant à forger un capitalisme à visage humain « éco-socialiste, alternatif, chaviste, castriste, national-chauviniste, etc. », mythe largement relayé par les médias bourgeois aux ordres des capitalistes, et par tous les groupes et groupuscules de « gauche », n’a d’autre fonction que de duper la classe prolétarienne et de détourner les alliés des ouvriers de la voie socialiste révolutionnaire en leur faisant accroire qu’un troisième mode social de production serait à construire sans détruire complètement les fondements économiques de la société impérialiste érigée sur la propriété privée des moyens de production et d’échange, sur le travail salarié et sur la plus-value spoliée. Cette troisième voie n’est qu’un leurre avancé par les petit-bourgeois déçus du capitalisme et incapables de surmonter leur frayeur de la violence révolutionnaire populaire, leur soumission au parlementarisme bourgeois, au réformisme, à la prétendue voie pacifique vers le socialisme, leur peur de perdre leurs maigres avantages de fonctionnaires et de couche sociale temporairement privilégiée.

Il n’y a pas de troisième voie. Tout comme il n‘y a que deux classes antagonistes : les exploiteurs et les exploités ; il ne peut y avoir que l’abolition de l’exploitation ou la perpétuation de l’esclavage salarié. Quand l’insurrection prolétarienne éclatera les petit-bourgeois se rallieront s’ils le souhaitent ; d’ici là, le prolétariat doit se tenir aussi loin que possible de leur impudence et de leurs manigances visant à désorienter et liquider le mouvement socialiste révolutionnaire ouvrier.

 Bien qu’aujourd’hui les exemples de l’URSS et de l’Albanie socialistes appartiennent au passé, ils restent d’actualité pour comprendre ce que les ouvriers, dirigés par leur parti de classe, devront faire pour renverser le régime impérialiste guerrier, le garder en échec et maintenir le prolétariat au pouvoir dans le prochain État socialiste, avenir de l’humanité.

Vincent Gouysse et Robert Bibeau, pour l’OCF, 26/06/2013

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Qu’est-ce que la dictature du prolétariat ?

La dictature du prolétariat, c’est avant tout la constitution des victimes du capitalisme, et particulièrement les ouvriers, en classe dominante et l’usage autoritaire de ce pouvoir afin de réprimer l’ancienne classe dominante capitaliste ainsi que leurs partisans qui n’ont pas désarmé. La dictature du prolétariat est ce qui différencie fondamentalement les marxistes des anarchistes, ces derniers nient toute forme d’autorité et veulent abolir l’Etat immédiatement car tout Etat est décrété nuisible sans faire la différence entre un Etat bourgeois et un Etat socialiste-ouvrier.

On ne peut pas abolir l’Etat d’un coup parce que les anarchistes l’ont décidé, l’abolition de l’Etat exige un Etat socialiste-ouvrier de transition qui élimine les restes de l’ancienne société et tend à l’abolition de l’antagonisme des classes, et le socialisme est impossible sans la domination de la classe ouvrière dans l’Etat. Le pouvoir est un instrument de changement.

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Quant à la violence, elle est intrinsèque à toute révolution. Comme le disait Marx et Engels, il ne faut pas avoir peur d’utiliser la force et l’autorité, surtout lorsque le danger contre-révolutionnaire se fait sentir : « Une révolution est certainement la chose la plus autoritaire qui soit, c’est l’acte par lequel une fraction de la population impose sa volonté à l’autre au moyen de fusils, de baïonnettes et de canons, moyens autoritaires s’il en est ; et le parti victorieux, s’il ne veut pas avoir combattu en vain, doit continuer à dominer avec la terreur que ses armes inspirent aux réactionnaires. La Commune de Paris eût-elle pu se maintenir un seul jour si elle n’avait pas usé de l’autorité d’un peuple en armes contre la bourgeoisie ? Ne faut-il pas, au contraire, la critiquer de ce qu’elle ait fait trop peu usage de son autorité ?

Donc, de deux choses l’une : ou bien les anti-autoritaires ne savent pas ce qu’ils disent et, dans ce cas, ils ne font que semer la confusion, ou bien ils le savent et, dans ce cas, ils trahissent la cause du prolétariat. De toute façon, ils servent la réaction. » [1]

Marx insistait sur la nécessité pour le prolétariat de « centraliser tous les instruments de production » entre les mains de son Etat et « augmenter au plus vite la quantité des forces productives » [2], que « la centralisation nationale des moyens de production deviendra la base nationale d’une société formée par des associations de producteurs libres et égaux. » [3] Pour Lénine cela était tellement évident qu’il n’hésitait pas à dire qu’ « il ne vaut pas la peine de perdre fût-ce deux secondes à parler » avec ceux qui ne comprenaient pas ces lois d’édification du socialisme [4]. A noter que l’abolition de l’Etat politique, l’organe de domination d’une classe sur une autre, ne veut pas dire abolition de l’ « Etat » en tant qu’administration économique. Le communisme n’a jamais été l’autogestion.

Selon la conception marxiste et matérialiste-dialectique du monde l’Etat est chargé de représenter et de défendre les intérêts d’une classe sociale sur une autre. Une fois l’Etat bourgeois renversé c’est l’Etat des travailleurs qui prend sa place en réprimant les capitalistes et en nationalisant les moyens de production. Les ouvriers contrôlent désormais les moyens de production et travaillent pour eux-mêmes et pour leur société future, en URSS sous Staline le moindre produit du travail ouvrier servait à développer la défense nationale, à accroître la production future (pour développer l’économie socialiste puis communiste, le communisme étant la société d’abondance matérielle : « à chacun selon ses besoins ») et à améliorer leur bien-être social : augmenter les indemnités, développer et rendre gratuit l’éducation, la santé etc… Le travail revêt d’un caractère directement social.

Sur le plan économique la planification devient la règle, elle a, d’une manière globale, l’objet de développer les forces productives sans a-coups afin d’édifier une base matérielle socialiste, d’assurer l’indépendance nationale et de satisfaire de manière croissante le bien-être matériel des travailleurs jusqu’à atteindre le communisme comme l’expliquait Marx, Engels et Lénine pour qui le socialisme était la « grande production mécanisée », et cela nécessite le développement prioritaire de l’industrie lourde. Il existe deux grands secteurs dans l’économie : l’industrie légère (production de biens de consommation) et l’industrie lourde (industrie mécanique, sidérurgie, industrie de production de moyens de production). Mettre l’accent sur le second, impossible sous le capitalisme car le profit y est plus faible, signifie certes arrêter la croissance de la production de biens de consommation, voir la réduire, à court terme mais c’est l’accroître largement à moyen-long terme, c’est appliquer ce qu’on a appelé le principe des chaînons décisifs car c’est de l’industrie lourde que dépend le développement économique général. Mettre l’accent sur l’industrie lourde représente donc les intérêts du prolétariat au pouvoir.

La transition du socialisme au communisme nécessite l’augmentation de la production sociale et du bien-être culturel des travailleurs, le changement progressif des mentalités, ainsi que le perfectionnement croissant des rapports de production socialistes et de la démocratie populaire, vers la suppression des différences entre le travail manuel et le travail intellectuel et la participation des individus aux affaires d’Etat. Mais la prise du pouvoir par le Parti révolutionnaire ne suffit pas à garantir que le chemin ne déviera pas de la voie du communisme et il n’est pas exclu qu’une clique bureaucratiste apparaisse et se constitue en caste dominante comme ce fut notamment le cas en URSS après la mort de Staline. La lutte contre les tendances bureaucratistes est donc cruciale pour les communistes. Il n’appartient pas au gouvernement de dominer ses citoyens mais aux travailleurs de le contrôler d’éventuels dérives et que les « fonctionnaires » ne soient plus des bureaucrates à proprement parler, c’est ce à quoi pensait Marx lorsqu’il écrivait, par exemple, que l’Etat avait besoin d’une « éducation bien rude administrée par le peuple » [5]. Le contrôle populaire devra s’exercer de manière efficace et active aussi bien sur le plan politique que sur le plan économique.

Je profiterais de cet article pour dire qu’il est étonnant, comme on peut le constater, que les anarchistes essayent de récupérer Marx aujourd’hui, ayant bien vu l’homme qu’il est devenu, prétendant que Lénine et Staline aurait trahi Marx alors que de son vivant il était traité comme un moins que rien par ces mêmes anarchistes. Bakounine détestait tellement le marxisme qu’il se définissait comme un « anti-communiste » et avait fini par attaquer violemment Marx sur ses origines juives (il parlait de « lutte à mort contre le communisme d’Etat »), tout comme Proudhon. Bakounine ainsi que ses camarades ont été exclu de l’AIT par Marx en personne. De quoi mettre la puce à l’oreille sur ce que pensait réellement Marx des anarchistes, qui n’étaient que des « serviteurs de la réaction » [1].

Notes : 

[1] : Marx-Engels, Le parti de classe
[2] : Marx-Engels, Manifeste du PC, 1848
[3] : Marx, La nationalisation de la terre, 1872
[4] : Lénine, L’impôt en nature, 1921
[5] : Marx, Critique du programme de Gotha, 1975

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MHP’nin kanlı tarihi

« Yağmur Oğlum, Bugün tam bir buçuk yaşındasın. Vasiyetnameyi bitirdim, kapatıyorum. Sana bir de resmimi yadigar olarak bırakıyorum. Öğütlerimi tut, iyi bir Türk ol. Komünizm bize düşman bir meslektir. Bunu iyi belle. Yahudiler bütün milletlerin gizli düşmanıdır. Ruslar, Çinliler, Acemler, Yunanlılar tarihi düşmanlarımızdır. Bulgarlar, Almanlar, İtalyanlar, İngilizler, Fransızlar, Araplar, Sırplar, Hırvatlar, İsponylollar, Portekizliler, Romanlar, yeni düşmanlarımızdır. Japonlar, Afganlılar, Amerikalılar yarınki düşmanlarımızdır. Ermeniler, Kürtler, Lazlar, Çerkezler, Abazalar, Boşnaklar, Arnavutlar, Pomaklar, Zazalar, Lezgiler, Gürcüler, Çeçenler, Çingeneler, içerideki düşmanlarımızdır. Bu kadar çok düşmanla çarpışmak için hazırlanmalı. Tanrı yardımcın olsun. » (N. Atsız)

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Şaşırtıcı değil mi. Hiçbir MHP’linin ağzından bu kadar açık itiraflar duymadınız herhalde.
TV’lerde Bahçeli ‘nin çizmeye çalıştığı imaj , kendisinin « halkları seven, ciddi bir politikacı, MHP’nin ise « insan hakları savunucusu, halk dostu » bir parti olduğudur.
Öylemidir gerçekte?
Değildir elbette ama MHP, bu imaj değişikliğine 80 sonrası gitmeye çalıştı. Özel olarakta « eski kurt » Türkeş’in ölümünden sonra canla başla imaj değiştirmeye çalıştılar
Fransızcadan Türkçeye giren « imaj » kelimesinin anlamları arasında « görüntü, hayal » kelimesinin karşılığı olduğu da Türkçe sözlüklerde sayılmaktadır. Bu bir yanıyla doğrudur. Gerçeğini gizlemek isteyenler kendilerine ait olmayan görüntülerle bir imaj ve hayal yaratmaya çalışırlar. İşte MHP’nin son süreçte yapmaya çalıştığı da budur. Çünkü MHP’nin tarihinde hiçbir makyajın silemediği, silemeyeceği pislikler vardır. Bunun için moda deyimle imaj değişikliğine gitmeye çalıştılar. Ama gelin görün ki, kırk yıllık eşeğine gelinlik giydirerek pazarlamaya çalışan köylünün durumundan pekte farklı bir duruma düşmediler. Elbette puslu havayı bulduklarında, dişlerini göstermekten, dillerini bıçak gibi keskinleştirmekten geri durmadılar.
Biraz daha geriye gidip, bir başka kafatasçı düşüncenin alıntısını yapalım. Bu da 30’lu yıllarda milletvekillliği yapan Esat Bozkurt’a ait: « Türk bu memleketin yegane efendisi, yegane sahbidir, salt Türk soyundan olmayanların bu memlekette bir tek hakları vardır; Hizmetçi olma, köle olma hakkı. Dost ve düşman dağlar bunu hakikati böyle bilsinler. »(Milliyet Gazetesi, 19 Eylül 1930- Aktaran Suat Parlar Gizli Devlet, sy.207)
Kendilerinden olmayanı « düşman » ilan eden, « köle » liliği layık gören bir anlayıştı MHP’nin gerçeği. Fikri neyse zikri de o oldu. « Katli vacip » görüldü düşman olan herkesin.
Şimdi geriye dönüp bu kanlı tarihin sayfalarını açalım birer birer, her sayfada göze çarpan gerçek; işkence ve katliamların çuval cinayetlerinin, bombalamaların altındaki imzanın MHP olduğudur.
Turancı – Milliyetçi görüşleri Hitler’den alan, ABD yardımlarıyla bu fikri büyüten MHP, fikrini yazı üzerinde bırakmadı. ABD’nin gayri meşru çocuğu MHP kurulduğu 1960’lı yıllardan bu güne düşman ilan ettiği tüm milliyet ve mezheplerden halklara kan kusturdu.

Ağustos 1968 tarihli gazetelerde hemen her gün « Komando Kampları » ile ilgili haberler ve resimler yer alıyordu. Birileri komando eğitimi alıyordu, ama ne için, ne yapacaklardı bu eğitilen komandolar?
O zaman CMKP’nin Genel Başkanı olan A. Türkeş bu komando Kamplarına ilişkin 19 Ağustos 1968’de bir açıklama yaptı:
« Komünistler memleketi sahipsiz sanıpta sokak hakimiyeti kuramazlar. Memleketimizde onların anladığı dilden konuşacak mlliyetçi çocuklar var. Bunun için gençlerimizi mücadeleci olarak yetiştiriyoruz. »(Reis S.Yalçın D. Yurdakul, sy. 31)
İşin rengi anlaşıldı. Sokak hakimiyetini « komünistlere » bırakmayacak, gereken dilde, konuşacak milliyetçi gençler yetişiyordu bu komando kamplarında.
Sokak hakimiyetini nasıl sağlayacaklar, konuşulacak dil neydi, sonraki yıllarda çok iyi görülecekti. Hem de insanların aklından hiç çıkmamacasına işlenecekti bu dil, bu hakimiyet tarzı.
Öyle varmıydı emperyalizmin yeni sömürgesinde dik başlı olmak, haksızlığa baş kaldırmak, hele hele devlete kafa tutmak, adalet istemek, grev yapmak, demokratik eğitim istemek, doğruları yazmak… Bunlarda ne oluyordu? Emperyalizmin çocuğu MHP dize getirecekti hepsini.

Kime karşıydılar? Komünizme.
Komünist kim?
O dönemin bir CHP milletveklinin dediği gibi « evinde kırmızı gece lambası yakan »da dahil herkes… Bir diğer ifadeyle kendilerinden olmayan herkes « komünistti ». Bu « komünistlere » gereken dersi vermek için komando kamplarında cinayet sabotaj, baskın üzerine kurs gördü Türkeş’in « çocukları »

İlk « işleri » 31 Aralık 1968 de A.Ü. Siyasal Bilgiler Fakültesi öğrenci yurdunu basmak oldu. Baskına giderken « işe  » çıkalım diyorlardı birbirlerine.
« Kampta her çeşit silah vardı. Bir kaleşnikofun yanısıra çeşitli otomatik ve yarı otomatik silahlar bulunuyordu.. »(İtiraflar, Ali Yurtaslan, sy. 31)
Silahlar kan kustu.
Önce Vedat Demircioğlu’nu vurdular.
Sonra Kanlı Pazar’da Duran Erdoğan ve Ali Turgut Aytaç’ı…
19 Eylül l969 da Mehmet Cantekin, 23 Eylül 1969’da Taylan Özgür, 14 Aralık 1969’da Mehmet Büyüksevinç ve Battal Mehetoğlu’nu, katlettiler.
1970’e gelindiğinde sayı 8’e çıktı.
Sayı çıkacaktı daha… 70 sonrası kitlesel katliamlarda binlerle ifade edildi faşist kurşunlarla toprağa düşenler.
Silahlar kan kustu amacına uygun olarak. Amaçları, halkı sindirmek, susturmak, kendi deyimleriyle « köle » haline getirmekti.
Kanlı Pazar’da işçiydi kurşunların hedefi, öğrenci yurdunda Vedat Demrcioğlu…
70 öncesi partileştler, CMKP’den MHP’ye, Komando Kamplarından, TİT’e ETKO’ya kadar örgütlendiler. 71 cuntasında Türkeş « görevi şerefli Türk askerine bıraktık » diyecekti. »Şerefli Türk askeri »nin yarım bıraktığını MHP’ liler MHP’ nin yarım bıraktığını « şerefli Türk askerleri » tamamlıyordu. Al gülüm ver gülüm. Ama dökülen halkın, aydınların, gençlerin, işçilerin kanıydı.
Cunta sonrası örgütlenmeye ağırlık verdiler. Sokak katillerini besleyip büyüten CIA ve Türkiye oligarşisi onları iktidara taşıdı. I. ve II. MC dönemlerinde yüzde 3 oyla iktidar koltuğuna ortak edilen MHP devlet içinde kadrolaştı.
Bunun anlamı şuydu; daha organize, daha planlı, cinayetler işlenecekti bundan sonra. Ve artık tek tek işlenen cinayetlerin yerini toplu katliamlar alacaktı. Emir büyük yerdendi. MHP bu emri uygulamaya geçirmek için işe başladı.

16 Mart 1978
16 Mart günü Eczacılık fakültesinin önünde patlayan bombalar gök gürlemesini andırıyordu. Şimşekler çakmış yağmur boşanmıştı. Ama yağan yağmur değil gençlerimizin kanıydı.
Okuldan öğrenciler topluca çıktılar. Okulları iki yıldır faşist işgal altında olduğu için her gün topluca gelip gidiyorlardı.
Adına « Merasim Birliği » denen polis ekipleri yoktu o gün. Oysa Polis şefi Reşat Altay MHP’li sivil faşistlere katliamlarını gerçekleştirmeleri için daha rahat bir ortam hazırlıyordu. Kalabalık Eczacılık Fakültesine doğru ilerledi. Korkunç bir patlama sesiyle irkildi Beyazıt. Ardından kan kusan namluluların uğultusu duyuldu. Havada kollar, bacaklar, insan parçaları uçuştu. Patlamadan geriye kalan kan gölünde 7 öğrencinin cansız bedeni yatıyordu. Onlarca yaralı vardı meydanda. Ve yıllarca bu görüntüye tanık olanlar fakültenin önünde yere uzanmış yatan cesetleri belleğinden silemedi.
Görüntüler belleğinden silinmeyen biri de gördüğü vahşeti yıllar sonra anlatabildi ancak. Hatice Özen’in arkadaşıydı;
« …yaralanmış gibi gözükmüyordu, yardım etmek için eğildim, kollarından tutup kaldırmaya çalıştım kolları öne doğru geldi. Omuzları yoku sanki. Dikkatle kaldırıp baktığımda gördüm ki sırt boydan boya yarılmış, içerdeki organlar dışarı çıkmıştı, bomba sırtına gelmişti.. »(Kurtuluş Gazetesi)
Zevk alıyorlardı bu tablodan, gencecik insanların parçalanmış bedenlerini seyrederken kadeh tokuşturuyorlardı görevlerini yerine getirmenin mutluluğuyla.
Görevlerini belirlemişti Türkeş; « ….bakacaksınız, herhangi bir hareket, söz fikrimize, Türklüğe uygunsa alacaksınız, zarar veriyorsa sileceksiniz… »(MHP İddiannamesi-Türkeş’in Yeni Ufuklara Doğru yazısınıdan)
« Silme » harekatı halkın her kesimini kapsadı.
Alevi, Kürt, solcu…
Esnaf, memur, aydın, sanatçı…
Ev kadını, öğrenci veya çocuk…
İşkence yaparak, ırzına geçerek, boğarak, öldürdükten sonra televizyon kutularına koyarak, bombalayarak sindirmeye çalıştılar kendilerinden olmayan herkesi.
Katiller aynı zamanda ırz düşmanıydılar, cinayetlerine ahlaksızlıklarını da eklediler. Soygun için girdikleri evde hiçbir şey bulamayınca « boş çıkmamak için evin kızının ırzına geçerek Başbuğlarının talimatını yerine getirdiler. »(Ali Yurtaslan- itraflar)

Piyangotepe katliamında 6 işçinin kafasına kurşunu sıkmadan önce gaspettikleri taksinin şoförüne tecavüz ederek görevlerini yerine getirdiler.
İtrafçı Ömer Tanlak bakın bu « görev anlayışını » nasıl dile getiriyor; « … Halim adında bir ajanın daha önceden yattığı dernekte, Selahattin Gözlükaya tarafından iğfal durumuna getirilmesi ve ertesi günü bunun bütün ülkücü camiaya anlatılması »nı görmüştü Tanlak. (Ömer Tanlak, İtiraflar syf. 85)
Etlik’te kendilerine haraç vermeyen bir tüpçünün dükkanını havaya uçurmayı planlayarak, Erzurum Numune hastanesindeki yaralıları, yaralıları ziyarete gelenleri kurşunlayıp öldürerek görevlerini yerine getirdiler.
Aksu İpek Fabrikasının kapatılmasını, üretimin durdurulmasını, işçilerin elebaşlarının işten atılmasını istiyorlardı. Çünkü bu fabrikada ülkücülerin faaliyetine izin vermiyordu işçiler. « Hemen silahı alarak ve üç dinamit lokumu ile hareket ettik. Altımızdaki araba Genel Müdürlüğündü. Çok hızlı bir şekilde Genel Müdürlüğü geçmiş, fabrika önüne gelmiştik. Baki Ceylan cebinden çıkardığı Kırıkkale marka 7.65 çapında silahla ateş etmeye başladı. Sıktığı üç el mermi ile iki kişiyi de vurmuş, bunlardan biri ise ölmüş olması gerekli… » (Ömer Tanlak, İtiraflar, syf. 100)

Bu ve benzeri cinayetlerle MHP nin katliamlar altındaki imzası açığa çıktı. Ülkeyi kan gölüne çeviren MHP’yi halk tanıyordu artık. Bir şekilde karşılaşmış, saldırılardan veya sonuçlarından etkilenmişti.
Bu dönemde Şevkat Çetin ÜGD başkanlığına getirildi. Görevi « teşkilatı » temize çıkartmaktı.
Hemen bir anket hazırlattı, ülküdaşlarına dağıttı.
Anket 70 sorudan oluşuyordu ve hemen cevaplandırılacaktı.
Sorular mı?
« Türkiye’nin bugünkü durumu? »
« Hiç silah kullandınız mı? »
« Silahınız olsa, karşınıza bir komünist çıksa hemen vurur musunuz? vb…
Hemen vururum diyenler Çetin’in sınavından geçtiler.
Bununla birlikte « semt başkanlarına » talimat göndererek « güvenilir ve gözükara » bozkurtların listesini istediler.
Listedekiler ve anketten geçenler 20-25 kişilik gruplar halinde ÜGD Genel Merkezi’nde toplandı: « Türkiye’nin hali malum Komünistlerle ülkücüler savaş halindeler. Bizim de görevimiz, komünistlerle savaşmak ve vatanımızı bunlardan temizlemektir. Bu her ülkücünün en büyük vazifesidir. Sizler de artık bu savaşta yerinizi almalısınız. Bunun için biz haydi dediğimiz zaman hemen harekete geçecek durumda olmalısınız. Her an için bizden gelecek emirleri bekleyin. »
Öğütleri alanlar ETKO üyesi oldular.
TİT (Türk İntikam Tugayı), ETKO (Esir Türkeleri Kurtarma Ordusu), TÜŞKO (Türkiye Ülkücü Şeriatçı Komando Ordusu) MHP’nin paravan örgütleriydi. İşledikleri cinayetleri bu adlarla üstlenip, kendilerini aklamaya çalıştılar. Ama uzun sürmedi bu örtünün düşmesi. Cinayetler aynı, failler aynıydı.
MHP örgütlenmesini kadrolarını mlitanlaştırmak üzerine şekillendirdi. Bu yanıyla ÜGD MHP’nin vurucu gücüydü. Ancak MHP içinde de bir çekirdek örgütü, illagal örgüt oluşturdu. Adı, TİT, ETKO, veya Özel Eğitim Grubu farketmiyordu, işleri aynıydı hepsinin.
Kendiside ETKO üyesi olarak yargılanan MHP itirafçısı Ali Yurdakul’un, « Bu şahıs MHP’ye çok zarar verdi, birçok arkadaşımızı cezaevine attı, neredeyse Adana’da MHP’yi çökertecekti. »dediği Cevat Yurdakul Adana Emniyet Müdürü idi. Adana’da kendisine TİT adını veren MHP’nin cinayet çetelerinin peşine düşüp, faşist katillerin yakalanmasını sağladığı çin 28 Eylül 78’de makam arabasının içinde katledildi.
Cevat Yurdakul’u öldürenler, Yurdakul’un yolunu kesmek için önce bir otomobili gaspettiler. Katilam orada başladı. Otomobilin şöförünü öldürdüler, sonra Yurdakul’un yolunu kestiler. Makam otosu kalbura dönerken Yurdakul delik deşik oldu. Sivil faşistlere Yurdakul’un istihbaratını Emniyet Müdürlüğü’ndeki faşist polisler verdiler.
80 sonrası tam 694 öldürme olayından dolayı dava açıldı MHP’ye.
Tam 694 insanın katledilmesi resmi kayıtlara geçti ama gerçek çok daha fazlaydı. Bu rakama devlet tarafından « faili meçhul » diye açıklanan MHP cinayetleri dahil değildi. Bu rakama, Kahramanmaraş katilamında ölen onlarca yaşlı, genç, kadın, çocuk dahil değildi. Bu rakamda yalnızca devletin saklayıp gizleyemediği, yargılamak zorunda kaldığı açık cinayetler vardı.
Peki diğerleri faili meçhul müdür?
Hayır.

18 Aralık 1978 akşamı Maraş’taki Çiçek Sinemasında başrolünü Cüneyt Arkın’ın oynadığı « Güneş Ne Zaman Doğacak » filmini seyredenlerin üzerine bomba düştü. Çığlıklar, panik, izdiham, kan…
Sinemaya bombayı koyanlar dışarıya çıktıklarında « bombayı komünistler attı » dediler.
« Allahını, peygamberni seven yürüsün, Komünstleri, Alevileri yaşatmayın. Bunları öldüren cennetliktir. Maraş, Alevilere mezar olacak. Müslüman Türkiye, Aleviler Moskovaya. Sütçü İmam aşkına vurun » sesleri arasında yüzden fazla -kadın, erkek, çocuk, genç, ihtiyar- insan katledildi.
Genç kızlara, kadınlara « müslümanlık, Türklük aşkına » tecavüz edildi, hamile kadınların karnı deşildi, saldırıya uğrayanların evleri yakıldı. İnsanlara işkence yapıldı, ellerinden ağaçlara çivilendi.
Sinemaya bombayı koyan da, sokağa çıkıp « komünistler attı » diyen de MHP’ li faşistlerdi.
Günler öncesinden belirledikleri evleri işaretlemişlerdi.
Katliamnı başlatan bombanın sahibi Çatlı’ydı. (Ali Yurtaslan, itiraflar) Katliamı organize eden, bizzat katılanlardan bazıları ise Haluk Kırcı, Ercüment Gedikli, Ünal Osmanağaoğlu, Ökkeş Kenger’di. (Reis- S. Yalçın, D.Yurdakul)

Çatlı’nın ve Kırcı’nın başrolünü oynadığı bir başka katliamda Kamuoyunun yakından tanıdığı Bahçelievler Katliamıydı.
Bu katliamı Haluk Kırcı’nın kendi ağzından dinleyelim;
« Kapı açılır açılmaz içeri girdik. Hepsini yere yatırdık. Ne yapacağımız konusunda talimat almak için Abdullah’a birini gönderdik. Abdullah eter ve pamuk vermiş ‘hepsini teker teker bayıltıp öldürelim’ demiş. Dışarı çıkıp, arabada bekleyen Abdullah’la konuştum. ‘Evde öldürmek zor olacak. İkişer ikişer götürüp öldürelim dedim. ‘olur’ dedi. İki kişiyi Büyük Reis’in arabasına bindirip Eskişehir yoluna götürdük. Müsait bir yer bulup ikisini de yere yatırıp kafalarına ateş ettik. Geri döndük. Böyle zor olacağını anlayınca Abdullah, ‘tek tek boğalım bunları’ dedi. Bir tanesini zorla boğdum, diğer dördünü bu şekilde öldürmekte zor olacaktı. Arkadaşları gönderdim. Sonrada sedirin üzerinde bulunan dört kişiye yakın mesafeden ateş ederek mermilerin hepsin boşalttım. Silahı da götürüp Abdullah’a verdim. » (17 Kasım 80 H.Kırcı, Ankara sıkıyönetim savcılığına verdiği ifade)

Elbette MHP’yi örgütleyip sokağa salanlar onların silahlarını da sağladı.
16 Mart’ larda halka yönelen bombaları, kurşunları, silahları da verdiler.
TNT’ ler ordu malıydı, silahlar emperyalistlerden gelme.
Katilleri polis teşkilatı korudu, güvenliğini aldı.
Cinayetlerin istihbaratçısı, planlayıcısı, hazırlayıcısı oldu MİT ve polis teşkilatı. Yeter ki, « memleketi komünistlerden kurtarsınlar, istikrarı sağlasınlar »
Ama bu öyle bir istikrar olacaktı ki, emperyalizmin sömürüsü katlanacak ve hızla ilerleyecek, itiraz edenin kafası ezilecekti.
İstikrar için hiçbir şeyi esirgemedi emperyalizm. Kendi adına cinayet işleyecek olan çocuklarını kendi merkezlerinde eğitti.
MHP yalnızca Türkiye topraklarında değil, emperyalizm adına başka ülkelerde de provokasyonlar düzenledi, katliamlar gerçekleştirdi, darbeler tezgahladı. Bizzat Abdullah Çatlı’nın eğitiminde Azerbeycan’da komando kampı kurulduğu Azerbeycan Devlet Başkanı Aliyev tarafından dile getirildi.
Daha yüzlercesini sıralamak mümkün.
MHP bugün de CIA’nın kendine verdiği göreve devam ediyor.
MHP, katliamlarına cinayetlerine devam ediyor.
Yakın tarihimizde Sivas’ta katledilen, Gazi’de katledilen, Üniversite kampüslerinde katledilen insanlarımız, Susurluk bu gerçeğin ifadesidir.
MHP, ne Bahçeli’nin TV ekranlarında çizdiği gibi « uzlaşmacı »dır ne de demokrat.
Dün neyse bugün de o dur MHP.
Dünkü katliamların tetkçileri bugün meclis koridorlarında bunu dile getiriyorlar zaten,
« Değişmedik » diyorlar.
Değişmediler.
Kanlı tarihlerini yazmaya devam ediyorlar.

Kaynak : http://www.sosyalistforum.net/gladio-kontgerilla/1708-mhp%27nin-kanli-tarihi.html

MHP CIA’nin evladıdır – MHP Dosyası – Türkiye’de Kontr-gerilla Ve ABD Ilişkileri

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Turquie/Istanbul : résistance contre l’islamisation de la société

Ces derniers jours des émeutes ont éclaté dans le quartier de Gazi à Istanbul contre la mise sur pied d’un lycée Imam-Hatip (établissement religieux ou l’on forme les imams qui ont fleuri depuis l’arrivée de l’AKP en 2002). « On ne veut pas d’imams mais des écoles » réclamaient t-ils.

Tout a commencé le 13 janvier lorsque la police et leurs fameux véhicules TOMA et Akrep ont démoli un stand installé par des militants du DHKP-C (Parti-Front révolutionnaire de libération du peuple), ils ont recommencé quelques jours plus tard lorsque les militants avaient reconstitués le stand, c’était une provocation pour tout le peuple. Des militants ont ensuite appelé tout le quartier à se lever et des hommes armés en masques rouges sont apparus, comme à Okmeydani en mai 2014, ce sont des militants du DHKC qui portent l’espoir d’un peuple. Des barricades ont été improvisées (avec divers matériaux mais aussi avec des camions qui bloquaient les routes) et la police a été attaqué à coups de pierres et les TOMA/Akrep ont été victimes de cocktails Molotov et de tirs d’armes à feu, après de longs heurts la police a finalement fui le quartier la nuit du 19. Entre temps la police s’en était pris à un salon de thé où il y avait une réunion politique et à deux magasins, tout en lançant du gaz lacrymogène. Aujourd’hui dans l’après-midi un nouveau stand a été constitué mais des TOMA/Akrep continuent d’attendre devant le « lycée ».

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B7emT1cCIAAJ9iSLa police a attaqué un cemevi (lieu de culte des alévis) alors qu’il y avait des funérailles

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Alain Soral, cet escroc

Article de la sociologue Danielle Bleitrach sur Alain Soral (09/07/2013), passé d’une jeunesse bourgeoise à la sous-traitance de la propagande du FN.

Commencer la journée avec cet imbécile est de mauvaise augure, mais que l’on se rassure, il ne nous occupera pas plus qu’il ne le mérite, le temps de remettre les pendules à l’heure sur l’insigne médiocrité de ce fils de notaire qui parait comme dans la chanson de Brel toujours en train de chanter d’une voix avinée « les bourgeois c’est tous des cochons »… Pour mieux rallier leur camp, celui de l’ordre sans imagination et de minables provocations…

Alain Soral s’est illustré, dans une vidéo postée le 6 juillet 2013, en commentant l’assassinat de Clément Méric, qu’il qualifie de « dérisoire », de « grotesque », de « fait divers d’ados » (sic), et en insultant Clément sans retenue, se moquant par exemple de son physique… Pire, au nom de la défense de la « minorité opprimée » que seraient les naziskins, il prétend avoir envoyé de l’argent à Esteban Morillo, le meurtrier de notre camarade. Une provocation de plus de la part de l’un des éléments les plus médiatisés de l’extrême droite française, et l’occasion pour nous de revenir sur ce clown triste : un rappel de quelques vérités semblent nécessaires, en particulier ses fréquentations passées et présentes dans à peu près tout ce que l’extrême droite compte de tordus en tout genre.

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En quelques années, Alain Soral est parvenu à être dans un premier temps sympathisant du FN, dans un second temps militant voire intellectuel autoproclamé du FN (il faut dire que la concurrence n’était pas vraiment féroce), puis dissident frontiste et finalement leader d’un petit groupuscule oscillant entre le nationalisme républicain et une sorte de « nationalisme révolutionnaire » New-age (les références politiques en moins), candidat sur une liste antisémite composé de paranoïaques et de marginaux politiques, fondateur/éminence grise d’un pseudo-journal politico-satirique, Flash, et enfin auteur à succès d’opuscules conspirationnistes et antisémites. Girouette mégalomane, affabulateur conspirationniste, bateleur imbécile, Alain Soral a un parcours tout à son image.

Une jeunesse bourgeoise

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Alain Soral à 24 ans

Il y a encore quelques années, de son vrai nom Alain Bonnet de Soral, parlait avec nostalgie des cités ouvrières et du Paris ouvrier dans lesquelles il avait passé son enfance et scandait à qui voulait l’entendre qu’il était fier de s’être hissé socialement grâce à l’école de la République… La réalité est toute autre : Alain Soral est un fils de notaire, scolarisé au collège Stanislas [1] à Paris. S’il vécut un temps à Meudon, il habita de nombreuses années rue de Vaugirard à Paris, l’une des rues les plus chères de la capitale…

Après avoir vécu un temps en province, il revient à Paris en 1976, année à laquelle débute sa période « bourgeois-bohème ». Il évolue alors, avec un certain succès, dans un milieu qu’il dénigre aujourd’hui. Il fréquente à la fois le monde de la nuit et celui des intellectuels parisiens, devient étudiant aux Beaux-Arts et dans les années 1980, embrasse alors la carrière de journaliste et d’écrivain en pigeant dans divers magazines.

En 1990, il découvre les écrits de Michel Clouscard, auteur marxiste critique, inventeur du concept de « libéralisme-libertaire », connu pour son travail sur Mai 68 et ses conséquences sur la société française. Alain Soral s’empare des théories de cet universitaire, sans doute plus par non-conformisme que par réelle adhésion théorique, en ne retenant de la critique de Mai 68 qu’une haine viscérale pour tous les mouvements d’extrême gauche issus de cette période. Il prétend encore aujourd’hui être le vulgarisateur et continuateur des thèses de Clouscard, bien que ce dernier ait publiquement dénoncé la récupération de ses idées par Soral dans le journal l’Humanité du 30 mars 2007 [2], expliquant sommairement que Soral n’avait rien compris à ses écrits. A cette époque, il persiste à fréquenter le milieu parisien de « gauche » du monde des médias, dans lequel il grenouille depuis le début des années 1980, espérant s’y tailler une place d’intellectuel de référence. Pourtant, il révélait à Vénissieux le 2 mars 2007, lors d’une réunion publique avec le FN :

« Dès cette époque [les années 1980] je préfère encore un facho à un gauchiste… ce que je reproche au facho, que je croise en allant draguer l’étudiante en droit du côté de la fac d’Assas, ce n’est pas sa radicalité révolutionnaire, mais le fait que son origine bourgeoise le poussera inéluctablement à rallier l’UDF ou l’UMP une fois son diplôme en poche, comme les Madelin et autres Devedjan. »

Alain au pays des soviets

En 1990, en pleine période de l’écroulement de l’URSS, Soral adhère au PCF. Il explique aujourd’hui les raisons de son engagement en déclarant que, selon lui, il est primordial que deux pôles antagonistes coexistent pour que la France puisse continuer d’avoir sa place dans le concert des nations, et la meilleure façon d’aider la nation, c’est de soutenir l’URSS via le PCF. Curieusement, cette position est ni plus ni moins que celle tenue par Alain de Benoist à l’époque, gourou de la Nouvelle Droite et du GRECE. Un individu que Soral croisera à plusieurs reprises dans son parcours, en particulier à l’Idiot International. Étrangement, personne aujourd’hui au PCF ne se souvient du passage d’Alain Soral. Ce dernier donne bien le nom de la cellule à laquelle il appartenait, « cellule Paul Langevin », mais cette appellation est tellement courante qu’il est impossible à ce jour de retrouver des militants affirmant avoir rencontré Soral. Il y a toutes les chances que Soral ait effectivement pris un jour sa carte au PCF, sans pour autant s’être investi dans un travail local ou avoir vendu l’Huma Dimanche, bien qu’il prétende avoir participé à la campagne contre le traité de Maastricht en 1992.

A la même époque, il participe, aux cotés de Jean-Paul Cruse [3], à la création du « Collectif des travailleurs communistes dans les médias », alias la « Section Ramon Mercader » (du nom de l’assassin de Trotski), dont le logo était deux piolets croisés. Ils publient un bulletin : La lettre écarlate. Malgré les propos de Soral, qui donne beaucoup d’importance à cette aventure [4], tout cela restera ultra confidentiel, c’est à dire connu seulement de Soral, Cruse et de leur petit cercle d’amis. Ce genre d’histoire ne peut que convaincre des individus ne connaissant pas l’univers du PCF et de la CGT. En effet, le PCF n’aurait jamais toléré qu’une cellule ou association portant un nom aussi provocateur puisse exister. Quant à la CGT, elle n’aurait pas permis qu’une telle structure puisse exister en dehors du tout puissant Syndicat du Livre. L’importance donnée aujourd’hui à cet épisode est due en grande partie à la publicité qu’en a fait Alain Soral, mais également Didier Daeninckx lorsque ce dernier présenta le dossier à charges des « rouges-bruns » à Georges Marchais, à l’époque premier secrétaire du PCF.

L’affaire des rouges-bruns

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A la même époque, Soral appartient à la rédaction de l’Idiot International, le journal de Jean-Edern Hallier, haut lieu de convergence de militants et d’intellectuels de tous bords, en rupture ou marginalisés d’avec leur milieu d’origine, la plupart du temps ne représentant qu’eux mêmes. Autour de Marc Cohen, rédacteur en chef du journal et membre du PCF, ancien responsable de l’UNEF-renouveau, on trouve pêle-mêle l’équipe de Jalon [5] (journal satirique dont certains membres avaient flirté avec l’extrême droite comme son directeur Basile de Koch, de son vrai nom Bruno Tellenne, frère de Karl Zéro, tous deux proches du GUD durant leurs études), Alain De Benoist du GRECE et de la revue Éléments, le journaliste Frédéric Taddéï [6], Jean-Paul Cruse. Cette volonté de journal « trans-courant », voulu par Edern-Hallier, passe par une destruction des clivages gauche-droite. Cette alchimie malsaine aboutira à un texte de Jean-Paul Cruse en 1992 « Vers un Front National » dans l’Idiot International, qui propose une alliance entre les communistes, le Front national et les partisans de Chèvenement et Pasqua pour « conduire une politique autoritaire de redressement du pays ». Après avoir longtemps refusé la paternité du texte, Jean-Paul Cruse aujourd’hui la revendique intégralement, après que Soral a laissé pensé qu’il en serait l’un des auteurs. Ce texte provoque une vive émotion à gauche, surtout au sein du PCF, dont certains membres sont impliqués dans l’Idiot International. La réaction du bureau national du SNJ-CGT ne se fait pas attendre en condamnant le texte, rappelant que « ces idées ne sont pas celles de la CGT », qu’elle les combat « même de toutes [ses] forces » [7].

Le PS fait pression sur Edern-Hallier pour virer l’équipe de l’Idiot International, et Marchais fait le ménage dans son parti. Soral quitte le PCF en 1993 (ou en est exclu selon les versions qu’il donne de cet épisode). Cette confusion des genres, née principalement pendant la mobilisation contre la Guerre du Golfe, aura quelques répercussions sur le terrain, essentiellement autour de la personne d’Alain de Benoist. Le 10 janvier 1992, il est invité à s’exprimer sur les ondes d’une station radio du PCF et, quelques jours plus tard, il apparaît dans le carré de tête d’une manifestation anti-guerre, le 12 janvier 1991. Il interviendra le 12 mai 1992 dans un débat organisé par l’Institut de recherches marxistes (dirigé par Francette Lazard) à la Mutualité sur le thème « le réveil de la pensée critique » [8]. Quant à Marc Cohen, il participera à un débat organisé au Musée social à Paris par la revue du GRECE, Éléments, le 19 mai 1992, sur « la recomposition du paysage intellectuel français ».

Coming-out nationaliste

Après cette petite escapade, Soral décide de retourner à son métier d’écrivain, pour lequel il connaît un certain succès, dès 1996, avec « Sociologie d’un dragueur », peaufinant au fil du temps son numéro bien rôdé de macho républicain sur les plateaux de « C’est mon choix » ou de Thierry Ardisson. Bien qu’on lui prête sur cette période (fin 1990 début 2000), une sympathie et un rapprochement avec la mouvance souverainiste de JP Chevènement [9], il semble, une fois de plus, que son engagement tienne plus du mythe, se limitant à une dédicace pour l’ancien ministre de la Défense dans l’un de ses ouvrages. Malgré ce succès médiatique et éditorial, Alain Soral est de nouveau tenté par le démon de la politique. Et cette fois-ci, il met la barre à droite toute ! Pour son retour dans l’arène politique, Soral commence en effet par répondre aux questions d’Éléments [10] en 2004, revue de la Nouvelle Droite où l’on retrouve Alain De Benoist, personnage déjà croisé à l’époque de l’Idiot International. L’année suivante Soral donne une interview au fanzine « national-bolchevik » Rébellion.

Il franchit un cap supplémentaire le 24 juin 2006 en dédicaçant son livre dans la librairie Facta d’Emmanuel Ratier, à Paris. La même année, il est signataire aux côtés de Fabrice Robert, Philippe Vardon et Gilles Soulas d’une pétition demandant la libération du néonazi Michel Lajoye, condamné pour des attentats à l’explosif contre des bars et résidences de travailleurs maghrébins. Il préface l’ouvrage d’Anne Kling [11], La France LICRAtisée, dont les fantasmes sur le lobby juif et la LICRA rejoignent complètement ceux de Soral. Enfin, en août 2006, aux côtés de Marc Robert (FN), Thierry Meyssan (Président du Réseau Voltaire passé aux délires paranoïaques et complotistes), Dieudonné, Ahmed Moualek (La Banlieue s’exprime, pseudo association de banlieue à la gloire du FN) et Frédéric Châtillon (ancien chef du GUD et proche de Marine Le Pen), Alain Soral participe à un voyage au Liban.

FN : je t’aime, moi non plus

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En parallèle, il rejoint les rangs du FN, de façon officieuse, dès 2005 après un dîner pris en commun avec Jean-Marie Le Pen. Il rédige alors au moins l’un des discours du président frontiste, « le discours de Valmy », prononcé le 20 septembre 2006. Ce n’est qu’une fois son engagement au FN rendu publique en novembre 2006, qu’il intègre officiellement le bureau politique du FN. Dans le même temps, il fonde son club de pensée Egalité et Réconciliation, qui aura l’honneur de recevoir lors de sa deuxième université d’été, la visite de Jean-Marie Le Pen. Soral se sent alors pousser des ailes, accompagne Marine Le Pen dans tous ses déplacements, joue les « fiers à bras » face aux journalistes, protégé quand même par le DPS, s’intronise caution de gauche du FN [12]. Jamais avare de phrases chocs, Soral déclare alors à qui veut l’entendre que si « Marx était encore vivant, il voterait Le Pen » ou bien encore, que les vrais communistes et les vrais défenseurs du prolétariat, les vrais révolutionnaires étaient au FN [13].

Si l’intégration de Soral au FN est une réussite médiatique, en interne le monsieur commence sérieusement à agacer [14]. Des cadres du FN, présents depuis des années dans l’appareil, supportent mal l’attitude de Soral, surtout quand ce dernier se permet de revendiquer la tête de liste FN en Ile-de-France pour les européennes dès le mois de juin 2008. Le sociologue va rapidement déchanter à la fin de l’année 2008 quand il apprend que le clan Le Pen lui refuse la tête de liste pour les régionales. Vexé, il refuse alors la seconde place ou une place éligible, et fidèle à son habitude quand il n’obtient pas ce qu’il veut, Soral rejette la faute sur ses anciens camarades et les insulte allègrement. Jean-Marie Le Pen, quelques temps plus tard, se fera un plaisir de souligner certains traits de caractère du personnage : « Alain, ce n’est pas un politique, c’est un romancier. Et puis, il a un fichu caractère. Moi, il ne m’a jamais manqué de respect, mais dès que quelqu’un n’était pas d’accord avec lui, il l’insultait : « juif ! pédé ! ». Ce n’était plus possible. » [15]. Un malheur n’arrivant jamais seul, quelques jours avant l’annonce officielle de son départ du FN, Alain et ses maigres troupes d’E&R se prennent une volée à Paris lors de la manifestation en soutien au peuple palestinien à Paris. Son départ du FN en interne est vécu comme un soulagement, et chacun, même en dehors du FN, en profite pour régler ses compte avec Soral qui annonce, dès lors, son repli sur son club Égalité et Réconciliation.

Egalité & Réconciliation

Fondé officiellement en 2007 avec Marc Georges, Frédéric Chatillon et Gildas Mahé O’China (ancien du GUD également), Égalité et Réconciliation avait alors pour vocation de devenir la boîte à idées pour le Front national, toute entière vouée au culte d’Alain Soral. Cette petite structure tente alors de se créer un espace politique pour ceux qui, en rupture avec leur milieu idéologique, seraient attirés par une « union antisystème » au-delà des clivages gauche-droite. Ce n’est ni plus ni moins qu’une énième version d’un vieux projet des tercéristes, autres « nationalistes-révolutionnaires » français, depuis des décennies en France. Il n’est pas alors étonnant de voir des gens comme Christian Bouchet ou la rédaction de Rébellion se rapprocher d’E&R. Au vu de la forte composante NR ou « Nationaliste-Bolchevique » lors des premiers mois de vie de E&R, il n’est pas surprenant que dans un premier temps Soral ait présenté son association comme l’héritière du Cercle Proudhon [16], inconnu du grand publique, mais au combien mythique chez les NR.

La vraie réussite d’E&R, c’est d’avoir, contrairement aux autres tentatives NR d’« union antisystème », réussit à attirer à eux des individus et des structures étrangères à la galaxie nationaliste, servant de caution de « gauche » au projet E&R (quelques militants de l’ancien Parti des Travailleurs et de la secte politique de Cheminade, Solidarité et Progrès). En y regardant de plus près, on remarque très rapidement que ces alliés sont très marqués par l’antisémitisme et une paranoïa excessive frisant le pathologique. Ce flou artistique autour des idées d’E&R et son marxisme de bazar peut arriver à tromper des militants sincères, peu au fait de l’évolution récente d’une partie de l’extrême droite française, d’autant que dans le même temps, Soral et E&R ont tenté de rentrer en contact avec certains représentants les plus conservateurs de la communauté musulmane, cherchant à peu de frais une caution antiraciste. Serge « Batskin » Ayoub, associé un temps au projet, s’éloigne définitivement de Soral après l’ouverture du « Local », bar associatif, projet à l’origine lié à E&R, mais totalement géré aujourd’hui par l’ancien JNR [17].

Soral reprend alors son bâton de pèlerin et part donner des conférences pour différentes structures nationalistes, dont le groupe Unité Populaire, version suisse d’Egalité et Réconciliation, en 2008, où il expose sa vision du marxisme, pour le moins curieuse, puisqu’il appelle à l’union des employés et des patrons, victimes au même niveau, selon lui, du système capitaliste et appelle de ses vœux à l’union des classes populaires et de la bourgeoisie nationale ! Plus fort il désire dépasser le concept de lutte des classes pour restaurer les « solidarités nationales ».

Veste ou quenelle ? [18]

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Privé de tête de liste pour les Européennes, Soral se tourne alors vers son « ami Dieudonné [19] » qu’il avait largement brocardé quelques années auparavant et délaissé depuis l’officialisation de son appartenance au FN. Ils se retrouvent alors autour du Parti Anti-Sioniste (PAS) de Yahia Gouasmi pour monter la Liste Anti-Sioniste en Ile-de-France, sur laquelle Soral, bien que porte-parole de la liste, se retrouve à la 5ème place, en position inéligible. Cette liste, totalement financée et encadrée par le PAS, ne dépassera les 0,5%. Le résultat est, semble t-il, rude pour la petite bande, certains pensant alors atteindre allègrement les 10%. Même si Soral et Marc George déclarèrent plus tard dans la lettre interne des militants/sympathisants deE&R que du haut de leur grand expérience, ils savaient qu’ils ne dépasseraient pas les 1%, lors de la soirée de fin de campagne de la Liste (où l’on peut apercevoir Thomas Werlet avec son petit béret à la recherche d’amis pour étoffer son gang de boneheads), ça plane sévère niveau estimation.

Une fois retombée l’euphorie des résultats pourtant médiocres, les langues ont commencé à se délier concernant l’ambiance au sein de cette liste. Ainsi, Ginette Skandrani de conclure, concernant Soral : l’écrivain n’était « malheureusement pas un militant de terrain… ». Mais c’est sans doute du côté de Thomas Demada, membre d’Egalité et Réconciliation, militant NR, aujourd’hui responsable de la branche européenne du MDI de Kémi Séba, que la sentence est la plus terrible : selon lui, Soral possède « …une intelligence vraie et débridée, mais trop débridée, au point de tourner à la filouterie et l’opportunisme idéologique ! » [20]. Demada passe une deuxième couche concernant le « boxeur [21] Soral (qui) se montre également un excellent gymnaste, spécialiste du grand écart », manière délicate mais réaliste de la part de Demada, de décrire l’inconstance des convictions de Soral, le sieur étant capable de dire et défendre tout et son contraire ! [22] Il est frappant de constater qu’une fois le charme du talent oratoire de Soral dissipé, rapidement les gens s’éloignent de lui, ne supportant plus son narcissisme et son inconstance dans ses idées et ses théories.

On aurait pu penser que Soral aurait cherché à transformer son fan club « Égalité et Réconciliation » en parti, comme il l’avait annoncé durant l’été 2009 : mais, avec l’exclusion au printemps 2010 du secrétaire général de l’association, Marc George, qui défendait cette ligne, E&R devient ce qu’il est encore aujourd’hui : un simple fan-club d’Alain Soral. Lors du bilan de l’Assemblée générale d’E&R des 27 et 28 mars 2010, il est précisé : « suite à une grave crise interne, il a en effet été décidé de revoir les documents précédents en rendant à Alain Soral un contrôle total sur son association » [23].

Aussi, E&R n’est donc plus aujourd’hui qu’une coquille politique vide, destinée à servir de promotion de la « pensée » soralienne et, parfois, aux productions de ses amis. Une activité particulièrement lucrative pour Soral, son ouvrage pompeusement appelé Comprendre l’Empire ayant connu un véritable succès, en particulier dans la vente en ligne (il serait dans les 100 meilleures ventes du site Amazon…). Bien que n’ayant plus qu’une existence politique virtuelle, Soral, de par l’audience de son site, conserve ainsi un potentiel de nuisance non négligeable, que tout antifasciste se doit de prendre en compte, en rappelant à celles et ceux qui se plaisent à l’oublier, d’où il vient, quelles idées il défend réellement et quels sont ses amis d’hier et d’aujourd’hui.

Note : L’essentiel de l’article a précédemment été publié dans le bimestriel No Pasaran n°77, hiver 2009-2010.


[1] Établissement privé catholique sous contrat, du 6ème arrondissement de Paris, lieu de scolarisation privilégié pour les enfants de la haute bourgeoisie parisienne.

[2] Soral n’est plus le seul à l’extrême droite à faire référence à Clouscard. Les « nationaux-bolcheviks » de L’Organisation Socialiste Révolutionnaire Européenne font référence à cet auteur dans le numéro 35 de Rébellion.

[3] Journaliste, ancien militant de la Gauche Prolétarienne, délégué CGT à Libération, Cruse a été traumatisé par ses expériences militantes des années 70, développant dès lors une paranoïa excessive. Il est très hostile aujourd’hui à Soral qu’il accuse d’être manipulé.

[4] Le seul autre membre connu de ce collectif est Simon Liberati, journaliste pendant 20 ans à FHM et « 20 ans ». Il est l’auteur d’un livre Anthologie des apparitions, tellement mauvais qu’il fut réécrit en parti par Alain Soral avant publication en 2004.

[5] Soral pour le lancement de FLASH fera explicitement référence à ce journal.

[6] Aujourd’hui présentateur d’une émission culturel à succès sur France 3, le soir, où Soral et De Benoist sont régulièrement invités. Frédéric Taddéï a également été interviewé en 2008 par le journal d’extrême droite « Le Choc du mois ».

[7] « À propos d’un article publié par l’Idiot international », communiqué du SNJ-CGT du 25 juin 1993.

[8] Le 12 mai 1993, Alain de Benoist, membre entre autres du GRECE, plaide pour l’abandon du clivage droite / gauche pour lui préférer la notion d’un « centre » et de « périphérie », le premier étant constitué par « l’idéologie dominante », la seconde regroupant « tous ceux qui n’acceptent pas cette idéologie ». Cette intervention aurait été des plus banales si elle n’avait eu lieu à la Mutualité dans le cadre d’une conférence dirigée par Francette Lazare, membre du bureau politique du PCF.

[9] Interviewé sur ses différents engagements au PCF, chez les chevènementistes et au Front dans le magazine Technikarten 2008, Soral ne se démonte pas et parle de cohérence concernant ces trois engagements successifs.

[10] Alain Soral, L’intellectuel de gauche qui dérange la gauche,Éléments n°113, été 2004.

[11] Ancienne du groupuscule Alsace D’abord, elle est aujourd’hui membre de la Nouvelle Droite Populaire.

[12] Il se présente alors comme un conseiller technique « en charge des affaires sociales et des banlieues ».

[13] Il est plus que conseillé à Soral de relire, voire tout simplement de lire Marx, et il verra de lui-même que la doctrine communiste, en matière économique et sociale, est peu compatible avec le programme du FN :
- libérer au maximum l’entreprise des contraintes de toute nature qu’elle subit
- libérer le travail et l’entreprise de l’étatisme, du fiscalisme et du réglementarisme
- renégocier la durée hebdomadaire du temps de travail par branches d’activité
- simplifier le Code du travail
- assurer un service minimum dans les services publics

[14] Excédé par les leçons de militantisme distribuées continuellement aux membres du FN par Alain Soral, Steeve Briois, responsable FN sur Hénin-Beaumont, publiera un communiqué de presse assassin en mai 2008 contre le sociologue, après que ce dernier ce soit fendu d’une analyse négative sur la campagne frontiste dans cette ville du Nord. Qualifiant Soral de comique troupier, Briois rappellera l’engagement de Soral pendant la campagne des législatives de Hénin, à savoir la présence une après-midi, entre les deux tours de l’élection, suite à la présence de caméras de télévision.

[16] Éphémère rassemblement au début du XXème siècle de militants de l’Action Français et de syndicalistes révolutionnaires désirant faire la jonction entre le nationalisme et le syndicaliste. Son influence fut très faible à l’époque, bien que certains historien y aient vu une sorte d’idéologie préfasciste, le cercle ne survécut pas à la première guerre mondiale.

[17] La cohabitation entre le public traditionnel du bar de Batskin et les sympathisants d’E&R semble avoir été difficile, les fans de Soral s’étaient à plusieurs reprises fait « secouer » par des boneheads à l’intérieur du bar.

[18] Lors d’une conférence de presse de la liste antisioniste, Dieudonné et Soral promettaient de glisser « une quenelle dans le cul du système et du sionisme ».

[19] Comme l’ont si bien rappelé les auteurs de la synthèse des déclarations contradictoires de Soral « Quand Soral traitait d’inculte son colistier Dieudonné » (http://nantes.indymedia.org/article/17465), Soral n’a pas toujours eu en très haute estime le comique.

[21] « Oui Alain Soral serait boxeur, et même d’un assez bon niveau. Sans tomber dans un virilisme de bas étage, toutes les fois où des gens ont voulu lui porter la contradiction, Soral n’a pas brillé par son courage, s’éclipsant très vite au moindre haussement de ton de ses adversaires, pour ensuite mieux réapparaître, sous l’objectif de ses caméras, en fanfaronnant. La seule victime physique connu à ce jour d’Alain Soral est Frédéric Beigbeder, qui est loin d’être un guerrier rompu aux sports de combat. »

[22] Le meilleur exemple concerne la thématique de la lutte des classes ou Soral est capable de déclarer toujours croire « … à la culture de classe, à la logique de classe et à l’intérêt de classe… » dans le Technikart d’octobre 2008 et la même année en Suisse, lors d’une réunion publique d’Unité Populaire, antenne suisse de E&R d’appeler de ses vœux à « l’union des employés et des patrons, victimes au même niveau selon lui du système capitaliste et à l’union des classes populaires et de la bourgeoisie nationale ! ».

[23] Cité par Michel Briganti, André Déchot et Jean-Paul Gautier dans La Galaxie Dieudonné, Syllepse, 2011.

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Turquie : un enfant de 12 ans assassiné par la police

La terreur policière continue de sévir en Turquie, hier le 14 janvier Nihat Kazanhan, 12 ans, a été tué d’une balle en caoutchouc dans la tête du côté de la police dans la ville de Cizre. Cela s’est produit dans le cadre d’un rassemblement, d’ailleurs pacifique, pour écouter un message d’Abdullah Öcalan, leader du PKK en prison, renouvelant sa position de capitulation et appelant à ne pas céder à la « provocation ». Des milliers de personnes ont assisté à l’enterrement et se sont recueillis devant le lieu du crime en lançant des slogans de type : « Notre camarade Nihat est immortel ! », « Etat assassin ! AKP assassin ! ».

Cela vient confirmer encore une fois le caractère criminel et terrorisant de la police et de l’Etat en Turquie. Dans la même ville, à peine quelques jours avant, un jeune de 14 ans, Ümit Kurt, a été tué par balles par ces mêmes « forces de l’ordre » lors de la répression d’une manifestation kurde, l’adolescent rentrait seulement chez lui.

B7UweiCIYAAZRQ4« Etat assassin »

Source : http://www.alinteri.org/nihat-serhildan-ruhuyla-ugurlandi.html

Voir également : L’AKP a tué 241 enfants en 12 ans

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Soutenez la liberté du Donbass !

Pour la reconnaissance et l’indépendance des républiques populaires du Donbass, signez cette pétition !

Face à la situation actuelle, seul un soutien populaire de plusieurs pays comme la France aidera à faire échouer l’intervention fasciste de l’empire américain et permettra au peuple de Nouvelle-Russie d’être souverain et libre.
C’est pourquoi nous revendiquons de la part des gouvernements de l’UE et en particulier du gouvernement français :

  • La reconnaissance des Républiques Populaires de Donetsk et Lougansk, ainsi que de leur droit à s’unir dans le projet d’un état de Nouvelle-Russie (Novorossia).
  • La reconnaissance de leur intégrité territoriale sur l’ensemble des Oblasts de Donetsk et Lougansk.
  • L’évacuation sans préalable et sans conditions de ces territoires par les troupes fascistes de Kiev.
  • La reconnaissance par le gouvernement de Kiev et par l’ensemble des instances internationales.

Voir également ce site de soutien au Donbass fraichement formé.

 

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